ANR SUBUTTEC

SUBdUction Triggered Terrestrial Evolution in the Caribbean

Financement : ANR PRC, 467.148,99 €

Coordinatrice : Mélody Philippon (Géosciences Montpellier)

Établissement porteur : UMR 5243 Géosciences Montpellier

Établissements partenaires :

  • UMR BOREA
  • UMR ISYEB
  • ISTerre
  • Laboratoire de Géologie de Lyon

Durée : 2024 – 2028

Résumé du projet

Le projet SUBUTTEC combine des données géologiques et biologiques afin d’élucider les liens entre la dynamique de la subduction et l’évolution de la vie terrestre dans les zones de subduction en se basant sur l’étude d’un point chaud de la biodiversité : les Petites et Grandes Antilles. Cette zone de subduction courte et dynamique est idéalement circonscrite par deux continents géants et deux océans tout aussi géants qui fournissent des conditions limites plutôt statiques. Des reconstitutions paléogéographiques des 20 derniers millions d’années, centrées sur le rôle inconnu des Petites Antilles du sud, seront réalisées en intégrant la tectonique, le paléomagnétisme, la (bio-)stratigraphie et la géochronologie. Ces reconstitutions seront mises en correspondance avec l’enregistrement phylogénétique des espèces endémiques existantes, qui constitue un ensemble de données indépendant pour contraindre l’évolution temporelle de la vie. La mise en œuvre de méthodes biogéographiques comparatives fournit ici un outil puissant pour révéler la classification naturelle des zones biogéographiques, c’est-à-dire la biorégionalisation et l’identification des événements vicariants. L’analyse conjointe des données géologiques et biologiques fournira un cadre macro-écologique pour la dynamique de la biosphère dans les zones de subduction.

Reconstruction paléogéographique de la partie orientale de la plaque caraïbe lors des transitions Éocène-Oligocène et Oligocène-Miocène (d’après Boschman et al., 2014) et carte tectonique actuelle montrant les aires de répartition des Hutias et Anolis spp. (simplifié de Fabre et al., 2014 et Poe et al., 2017). Les terres émergées appartenant au GAARlandia (Greater Antilles Aves Ridges land, Itturalde-Vinente et McPhee, 1999) et au GrANoLA sont représentées en rose et en vert, respectivement (modifié de Philippon et al., 2020 ; Montheil, 2023), les zones en pointillés sont celles dont les contraintes géologiques sont encore manquantes. L’âge de colonisation de la flore néotropicale (d’après Roncal et al., 2020) et les arbres phylogénétiques des lézards Anolis (d’après Poes et al., 2017) et des Hutias (rongeurs) (d’après Fabre et al., 2014) sont comparés et montrent que depuis l’Oligocène, les divergences d’espèces ne se sont produites qu’après l’existence de la supposée GAARlandia (indiquée par la barre verte).

Liste des membres du LGL-TPE impliqués :

Frédéric Quillévéré